samedi 12 août 2017

Pourquoi Trump part en guerre...

Pour les sceptiques, cela va être difficile de l'admettre mais....
Si tous croient à l'influence de la LUNE sur la nature et le caractère, plus difficile d'admettre qu'une planète dans l'Univers puisse interférer sur l'acte d'un humain....et pourtant !

Voici son thème :

MARS en natal en LION conjoint à l'ascendant
JUPITER en natal en BALANCE conjoint à CHIRON ( régent du Nœud sud et maître de la LUNE)
LUNE en natal en SAGITTAIRE conjointe au Nœud Sud ( vibrations énergétiques désordonnées créant souvent des situations conflictuelles aboutissant à des rejets)
et SOLEIL conjoint au Nœud Nord et à URANUS (égo surdimensionné et ingérable)

Après cet état des lieux rapide, nous savons qu'en ce moment MARS est aussi en LION et a transité dernièrement PLUTON (le pouvoir)
que JUPITER vient de transiter son JUPITER natal et qu'en temps d'amplificateur il peut donner une impulsion négative à URANUS l'ingérable (en natal est en bon aspect trigone de type LION)

De l'autre côté SATURNE transite son Nœud sud conjoint à la LUNE mais accompagné des Lunes Noires s'opposant à URANUS

Tout ceci amène des tensions et comme CHIRON transite lui VESTA fin POISSONS en VIII l'idée du "foyer" brûlant les scories du passé est réactivé....
Le positif de ce transit est la capacité à défendre un pays, une famille, des agressions extérieures.

Moments déterminants à venir chez lui :

Fin Aout MARS transitera son  MARS , SATURNE sera  exact sur LUNE natale, et le 21 août la nouvelle LUNE se posera sur son ascendant conjoint à MARS.....trigone de type Lion avec URANUS

Il est bien possible qu'il devienne complètement ingérable à ce moment là .....

J'entends déjà certains dire oui mais ce sera en trigone à URANUS et le trigone est un aspect relationnel positif....
Positif mais de type LION et pour quelqu'un qui se prend pour un ROI c'est dangereux de mettre en exergue cette déviance.....

Qui aura la force, la qualité, la volonté, pour l'obliger à calmer ses élans de guerrier naturels ?



mercredi 9 août 2017

Lune venant rejoindre Neptune ce jour en Poissons

Lune venant rejoindre Neptune ce jour en Poissons 
 
Débordements émotionnels
Noyade émotionnelle
Sensibilité accrue
Intuition renforcée
Sens intuitif exacerbé
Courants souterrains absorbants
Inspiration hyper développée
Symbiose et osmose
Inconscient suractivé
États d'âme fusionnels
Rêves alambiqués
Fusion maternelle
Pressentiments confus
Illusions ténébreuses 

Et Opposé à Mercure en Vierge
Langage sibyllin
Mensonges amphigouriques
Pensées nébuleuses

Mais tout va bien pour les artistes ce jour leur inspiration sera créative et débordante avec le joli trigone à Vénus en Cancer !!! 

Et pour les amoureux c'est parfait ! quelle romance en ce 9 Août jour de la Saint Amour !

 

samedi 22 juillet 2017

Jupiter et l'autorité

JUPITER, ce chef de groupe tant décrié en ce moment ....en France !
Et oui Jupiter aime créer un groupe, être dans un groupe mais surtout en être le chef !

Ce n'est pas un chef administratif comme Saturne, oh que non, Saturne domine et garde de la distance avec ses subalternes....

Jupiter lui donne l'illusion de copiner avec les membres du groupe, d'être proche mais c'est pour mieux les entraîner derrière lui, ou autour de lui, cela lui plaît trop !
Jupiter aime être adulé, pas comme le Soleil Lion, non différemment comme le Dieu des Dieux qu'il est !!!  ( mythologie à réviser)

Par son optimisme, sa joie de vivre, son sens de la justice, il peut emporter un groupe, là où il l'a décidé et faire du zèle !
A l'inverse de Saturne il ne reste pas seul pour avancer, il est le chef de groupe par excellence.
A l'école il va défendre les autres, comme chef de groupe, mais il sait qu'il va en tirer les honneurs, car les honneurs, JUPITER il adore !

Il adore jouer les premiers rôles, il s'engage en vie sociale dans des postes à représentations prestigieuses, il a besoin de reconnaissance.

JUPITER représente l'expansion collective organisée, il lui faut un cadre social et légal précis, il est énergie d'expansion et de développement.   

Il prend la suite du travail de Mars qui est allé à la conquête, qui portait l'énergie primitive, chez JUPITER il y a la connaissance, la capacité d'élévation spirituelle donc il y a changement de vibration.

JUPITER peut pêcher par excès, excès de confiance en la vie et en lui ainsi l'extrait ci-dessous en donne une image juste.

Extrait du site de Sylvie Tribut

Dieu suprême des Romains, il apparaît comme la divinité du ciel, de la lumière diurne, du temps qu’il fait et aussi de la foudre et du tonnerre, ainsi que le pouvoir souverain, le président du conseil des dieux, celui de qui émane toute autorité. Jupiter symbolise aussi l’ordre autoritaire, qui est imposé de l’extérieur. Sûr de son bon droit et de son pouvoir de décision, il ne recherche ni le dialogue, ni la persuasion : il tonne.




Aussi si l'on a comme exemple ( tout à fait par hasard) un Soleil Sagittaire opposé Jupiter et dont Uranus culmine au Milieu du Ciel, voici ce qui pourrait être dit :

Extrait d'Astroariana où il est question du Soleil - de Jupiter et d'Uranus le Trio représentation intensive : ( système RET)

Lorsque ces trois Planètes sont dominantes dans le thème d’un individu, elle font de lui un être exigeant, intransigeant, persuasif, sûr de lui. Il a des convictions fortes, des principes directeurs précis, des idéaux élevés. D’une manière ou d’une autre, il entend jouer les premiers rôles, conquérir une représentativité indiscutable, être un modèle, un guide et un dirigeant exemplaire. Il a une prédilection pour les formules simples, directes, concises (il déteste qu’on utilise un mot pour un autre, à moins qu’il ne l’aie lui-même décidé) et n’hésite jamais à les répéter pour être sûr que chacun a bien compris ce qu’il avait à dire. Discipliné, rigoureux, ordonné, il se donne à fond dans sa vie sociale et publique pour y occuper des fonctions de préférence reconnues, valorisantes ou prestigieuses, aptes à satisfaire la très haute idée qu’il a de lui-même et de ses compétences. Pour mieux faire passer ses certitudes et captiver ses auditoires, il n’hésite pas à faire des démonstrations spectaculaires, à se mettre en spectacle, à jouer les locomotives ou les vedettes. Ambitieux, volontaire, interventionniste et impérieux, extrêmement directif, il a une vision claire et hiérarchisée des tâches à accomplir, des programmes à exécuter, des buts à atteindre. Dans son optique, tout problème a sa solution. Son sens très développé des responsabilités, de la dignité et de l’honneur le pousse à prendre son destin et son existence en mains, à ne laisser personne décider de ce qu’il doit faire, dire ou penser à sa place.

Pour conclure oui JUPITER a de l'autorité et du pouvoir, faut-il encore que les aspects de JUPITER aux autres planètes ne viennent pas déjouer tout cela.



 
NASA / SwRI / MSSS / Uriel
Détail gros plans des étranges formations nuageuses de Jupiter
Un tableau d'artiste !!! La nature est merveilleuse !

dimanche 16 juillet 2017

Cours d'astrologie les inscriptions

Cours d'astrologie reprise mi Septembre à Kerloës Ploemeur 56270.

Vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire et/ou vous renseigner.


samedi 15 juillet 2017

Regarder un thème et supposer ......

Il y a des moments où, en ouvrant le logiciel astrologie sur le thème du moment, je reste silencieuse pour ne pas dire interrogative .... c'est le cas ce soir ....et je partage mes impressions.


Comment pourrait se comporter une personne ayant ce type de thème ?

Soleil Cancer maître la Lune en maison IV en fond de ciel angulaire
Lune en Bélier et le maître Mars conjoint au Soleil en maison VIII
Ascendant Sagittaire maître Jupiter en maison X
***à noter que Jupiter est aussi le maître par exaltation du signe Cancer

Angulaire aussi mais en VII Vénus maître du Milieu du Ciel ( et de la maison V)
Soleil/Mars opposé Pluton ( valeurs analogiques Scorpion VIII)
Soleil/Mars  carré croissant à Uranus
Lune carré croissant à Pluton et opposé à Jupiter donc un T-carré en signe cardinal nous ramenant à Mars

La maison I bien pleine (me donnant envie de me sauver..... pas de face à face de grâce !)
Les Lunes noires en maison I réputées pour donner un air plutôt tranchant à la première approche. ( rechercher en mythologie les Gorgones, la Méduse et Lilith - très instructif)
Saturne et sa retenue quelque peu froide surtout lié à Lilith ...elle aussi empreinte de froideur que l'on peut pourtant qualifiée de brûlante !
Pluton conjoint à la Lune noire vraie et ses capacités énormes de remise en cause, de renaissance et de transcendance
Il y a dans cette maison I tous les ingrédients pour souffler le chaud et froid à la première approche serait ce pour cacher de grandes peurs d'enfants ? des peurs de mort entraînant une auto-destruction ? qui sait ?

Un axe intercepté Lion Verseau en II - VIII recevant les Nœuds lunaires de Verseau au Lion, une maison VIII donc importante enseignant le "savoir-perdre" !

C'est l'état des lieux d'un thème pourrait-on dire ...et ensuite tant encore à étudier avant de poser des "suppositions" car seule l’échange avec la personne peut ensuite devenir une aide plus précise !


Mars et Uranus en compagnie des luminaires

Le 17 /07/2017 alors que trois 7 figurent dans cette date et que le total donc le nombre du jour sera aussi 7... les luminaires seront conjoints à MARS et URANUS.

SOLEIL avec MARS
LUNE avec URANUS
et ces deux conjonctions en carrés croissant et décroissant mêlés.

C'est bien l'axe Cancer Capricorne qui est concerné, d'une part parce que Nouvelle Lune du 24/6 était bien à 2 °47 en Cancer, que la Pleine Lune du même cycle était à 17°09 en Capricorne le 09/07.

D'autre part parce qu'un carré croissant comme URANUS carré croissant à SOLEIL/MARS est symboliquement en analogie avec le signe du Cancer
Et que l'autre carré décroissant entre LUNE et SOLEIL/MARS est lui de type Capricorne.......

Les maîtres de cet axe Cancer Capricorne sont en trigone, ce qui peut atténuer les effets.

MARS, mal aimé par beaucoup  qui ne savent l'assimiler qu'aux mots violence et agressivité (à eux de se renseigner plus profondément) donc MARS est dynamique, conquérant, il est l'impulsion qui donne l'énergie pour s'extraire d'une situation, pour passer à l'acte associé ici au SOLEIL, c'est du Feu qui sort de l'Eau..... qui permet de revenir à la matrice LUNE Cancer.

URANUS aussi craint d'un grand nombre d'apprentis astrologues qui ne voit que ses actions imprévisibles et ingérables et pourtant salvatrices, donc URANUS renverse les codes établis, tranche dans le vif dans des situations marécageuses, impose le changement, oblige à l'ouverture à un autre monde, il est notre principale énergie de libération et d'émancipation......ici conjoint à la LUNE dans une période Cancer - Capricorne .... il touche bien évidemment à la relation familiale.

Oser changer carrément et quitter ses peurs d'enfants dans le carré croissant
ou accepter et se diriger vers la sagesse et la maturité saturnienne en carré décroissant.... ?

A noter le demi carré entre ces deux conjonctions lundi sur Vénus opposée à Lune noire moyenne (dite karmique)

Quelle image associer à ce texte ? peut être la carte du Tarot VII  puisque c'est le nombre à l'honneur de lundi ...
Le CHARIOT du tarot de CharlesVI


ou le CHARIOT d'Aleister CROWLEY qui l'assimile au signe Cancer comme un fait exprès.
le Chariot parle de changement imminent qui augure un heureux enrichissement de son existence.


 Préparer vous ....car les vibrations sont déjà en présence dans notre Univers.


vendredi 30 juin 2017

Madame Simone Veil - Jacob

Je suis inscrite comme astrologue à la FDAF
je m'autorise ce jour si triste
à partager un texte issu de la FDAF.

Plus tard loin de la tristesse,  j'écrirais autrement ma vision du thème de cette femme....elle aurait terminé sa 90ème année le 13 juillet prochain.

Souvenir : Il y a bien longtemps sur un vol Paris Strasbourg je cogne légèrement une dame avec le chariot bagages je dis : Excusez moi Madame Weil - elle répond : nous nous connaissons je réponds ... 
Oui enfin Non et elle s'est mise à rire ... un doux souvenir lointain .. qu'elle repose en paix !





Simone Veil est morte à l’âge de 89 ans, a fait savoir sa famille ce vendredi 30 juin. L’ancienne déportée incarne – à sa manière – les trois grands moments de l’histoire du XXe siècle : la Shoah, l’émancipation des femmes et l’espérance européenne. Au cours de sa vie, Simone Veil a en effet épousé, parfois bien malgré elle, les tourments d’un siècle fait de grandes désespérances mais aussi de beaux espoirs : elle fait partie des rares juifs français ayant survécu à la déportation à Auschwitz, elle symbolise la conquête du droit à l’avortement et elle est l’une des figures de la construction européenne.



Un matricule tatoué sur le bras gauche

Pour Simone Veil, née Jacob le 13 juillet 1927 à Nice, la question juive aurait pourtant pu rester un simple enjeu culturel. Installés depuis plusieurs siècles sur le territoire français, les Jacob vivent loin, très loin des synagogues. « L’appartenance à la communauté juive était hautement revendiquée par mon père, non pour des raisons religieuses, mais culturelle, écrit Simone Veil dans son autobiographie. A ses yeux, si le peuple juif demeurait le peuple élu, c’était parce qu’il était celui du Livre, le peuple de la pensée et de l’écriture. » André Jacob est un architecte qui a remporté le second Grand Prix de Rome. Sa femme a abandonné à regret ses études de chimie pour se consacrer à ses quatre enfants : Denise, Milou (Madeleine), Jean et Simone, sa préférée.

Pendant la guerre, la France rappelle aux Jacob qu’une famille juive n’est pas une famille comme les autres. En 1940, le « statut des juifs » signe brutalement la fin de la carrière du père de Simone Veil : cet ancien combattant de la Grande Guerre se voit retirer du jour au lendemain le droit d’exercer son métier. Trois ans plus tard, les Jacob, qui se sont réfugiés à Nice, sont arrêtés par les Allemands. A l’aube du 13 avril 1944, Simone, sa mère et sa sœur sont embarquées dans des wagons à bestiaux qui s’immobilisent deux jours et demi plus tard, en pleine nuit, le long de la rampe d’Auschwitz-Birkenau (Pologne). Sur le quai, au milieu des chiens, un déporté conseille à Simone, qui a 16 ans et demi, de dire qu’elle en a 18, ce qui lui vaut d’éviter les chambres à gaz.

Le lendemain matin, un matricule est tatoué sur le bras gauche de Simone, qui est affectée aux travaux de prolongation de la rampe de débarquement. Simone, sa mère et sa sœur sont ensuite transférées à quelques kilomètres d’Auschwitz-Birkenau afin d’effectuer d’épuisants travaux de terrassement. Neuf mois après leur arrivée, le 18 janvier 1945, les Allemands, inquiets de l’avancée des troupes soviétiques, rassemblent les 40 000 déportés dans l’enceinte du camp : c’est le début de la « marche de la mort ». Simone, sa mère et sa sœur marchent pendant 70 kilomètres dans la neige par un froid polaire avant d’être entassées avec d’autres déportés sur des plates-formes de wagons jusqu’au camp de Mauthausen, puis, de Bergen-Belsen.



La mémoire du génocide

La fin de la guerre est proche mais elle a broyé les Jacob : la mère de Simone Veil meurt du typhus à Bergen-Belsen, son père et son frère Jean sont déportés. Pendant des décennies, Simone Veil ignorera dans quelles conditions les deux hommes de la famille sont morts - jusqu’à un jour de 1978 où la ministre de la santé rencontre Serge Klarsfeld. « Je venais de publier le Mémorial de la déportation des juifs de France, un livre qui recense, convoi par convoi, les nom, prénom, date et lieu de naissance de chacun des 76 000 déportés juifs de France. Ce jour-là, au ministère de la santé, je lui ai appris que son père et son frère avaient quitté la France par le convoi 73. Il s’est scindé à Kaunas, en Lituanie, et une partie des déportés sont partis vers Tallinn, en Estonie. Sur ce convoi qui comptait 878 hommes, il n’y eut que 23 survivants. Nul ne sait où et quand sont morts le père et le frère de Simone Veil. »



Comme beaucoup de rescapés, Simone Veil n’a jamais caché que l’essentiel de sa vie s’était joué pendant ces longs mois passés à Auschwitz-Birkenau. « J’ai le sentiment que le jour où je mourrai, c’est à la Shoah que je penserai », affirmait-elle en 2009. Contrairement à certains déportés, elle gardera toute sa vie, sur son bras gauche, le matricule 78651 d’Auschwitz. « Certains rescapés ont préféré tenter de tourner la page en effaçant le numéro que les nazis avaient tatoué sur leur bras, d’autres ont décidé d’affronter le “souvenir”, explique son fils Pierre-François. C’est le cas de maman. L’été, elle était souvent bras nus, son numéro était encore plus visible qu’aujourd’hui. »

Toute sa vie durant, Simone Veil œuvre sans relâche en faveur de la mémoire du génocide. Elle devient présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et salue avec émotion, en 1995, le « geste de vérité » de Jacques Chirac, qui reconnaît pour la première fois la responsabilité de la France dans la déportation des juifs. La blessure reste cependant intacte. « Après la guerre, les rescapés ont compris qu’ils avaient survécu à un événement exceptionnel : la tentative d’extermination de l’un des peuples les plus anciens de l’histoire, analyse Serge Klarsfeld. Certains ont été écrasés pour toujours par cette immense catastrophe. D’autres y ont puisé une incroyable énergie, comme si le fait d’avoir des enfants ou un métier constituait une victoire sur le nazisme, comme s’ils voulaient que leurs parents disparus soient fiers d’eux. Simone Veil faisait sans doute partie de ceux-là. »



L’énergie d’une survivante

Dès son retour en France, Simone Veil défie en effet le temps et les hommes avec la stupéfiante énergie d’une survivante. « Elle a toujours eu un instinct vital très fort, comme si elle voulait inscrire son nom et celui de sa lignée dans la pierre, constate l’ancienne députée (UMP) Françoise de Panafieu. Quand on a survécu au plus grand drame du XXe siècle, on ne voit évidemment pas la vie de la même manière. Les enfants, le travail, la politique : elle a tout fait comme si elle défiait la mort. Elle voulait être exemplaire aux yeux de ses enfants, de ses proches et surtout, de tous ceux qu’elle a perdus. » A peine rentrée des camps, Simone Veil s’inscrit à Sciences Po, se marie, élève trois garçons et décide d’appliquer sans délai le principal enseignement de sa mère : pour être indépendante, une femme doit travailler. Au terme d’un rude débat conjugal, Antoine Veil finit par transiger à condition que sa femme s’oriente vers la magistrature.

Simone Veil évolue dans les milieux du Mouvement républicain populaire (MRP) dont son mari est proche, mais son cœur penche parfois à gauche : elle s’enthousiasme pour Pierre Mendès France, glisse à plusieurs reprises un bulletin de vote socialiste dans l’urne et s’inscrit brièvement au Syndicat de la magistrature. En mai 1968, elle observe avec bienveillance la rébellion des étudiants du Quartier latin. « Contrairement à d’autres, je n’estimais pas que les jeunes se trompaient : nous vivions bel et bien dans une société figée », écrit-elle.

Lors de la présidentielle de 1969, elle vote pour Georges Pompidou… sans se douter qu’elle intégrera bientôt le cabinet du garde des sceaux. Elle devient ensuite la première femme secrétaire générale du Conseil supérieur de la magistrature, puis, la première femme à siéger au conseil d’administration de l’ORTF. « Nos parents étaient assez atypiques, note son fils Jean Veil. Ma mère travaillait alors que celles de mes copains jouaient au bridge ou restaient à la maison. » « Nous habitions place Saint-André-des-Arts et quand elle était à la chancellerie, elle revenait déjeuner avec nous à midi, à toute vitesse », raconte Pierre-François Veil. « Et on finissait souvent de manger sur la plate-forme du bus parce qu’on était en retard ! ajoute son frère Jean. Notre mère n’était pas très exigeante sur le plan scolaire. Ses exigences portaient plutôt sur le comportement et la morale. Ce qu’elle ne voulait pas, c’est qu’on reste à ne rien faire. Ça, ça l’énervait beaucoup. »



« Nous ne pouvons plus fermer les yeux »

Car Simone Veil a la passion de l’action, pour ses enfants comme pour elle-même. Elle est bien vite servie. Un jour de 1974, le couple Veil dîne chez des amis lorsque la maîtresse de maison demande discrètement à Simone Veil de sortir de table : le premier ministre Jacques Chirac souhaite lui parler au téléphone. « Il m’a demandé si je voulais entrer au gouvernement pour être ministre de la santé, racontait-elle en 2009. J’étais magistrat, la santé, ce n’était pas la chose principale de mon existence mais après de longues hésitations, j’ai fini par accepter tout en me disant : “mon Dieu, dans quoi vais-je me fourrer ?” Pendant plusieurs semaines, je me suis dit que j’allais faire des bêtises. Au pire, on me renverrait dans mes fonctions ! »

La tâche de la toute nouvelle ministre de la santé s’annonce rude : le Planning familial s’est lancé dans la pratique des avortements clandestins. Le prédécesseur de Simone Veil à la santé, Michel Poniatowski, la prévient qu’il faut aller vite. « Sinon, vous arriverez un matin au ministère et vous découvrirez qu’une équipe squatte votre bureau et s’apprête à y pratiquer un avortement… » Simone Veil présente très rapidement un texte pour autoriser l’IVG, qui lui vaut des milliers de lettres d’insultes. « A cette époque, certains de ses amis ne voulaient plus la recevoir, d’autres ont cessé de lui adresser la parole, raconte Françoise de Panafieu, dont la mère, Hélène Missoffe, était secrétaire d’Etat à la santé dans le même gouvernement. On imagine mal, aujourd’hui, la violence des débats. »

Le 26 novembre 1974, alors que des militants de Laissez-les vivre égrènent silencieusement leur chapelet devant le Palais-Bourbon, Simone Veil monte à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre son texte :

« Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300 000 avortements qui, chaque année, mutilent les femmes de ce pays, qui bafouent nos lois et qui humilient ou traumatisent celles qui y ont recours. (…) Je ne suis pas de ceux et de celles qui redoutent l’avenir. Les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu’elles diffèrent de nous ; nous les avons nous-mêmes élevées de façon différente de celle dont nous l’avons été. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d’enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême. »

En réponse, le député René Feït fait écouter les battements du cœur d’un fœtus tandis que Jean Foyer (UDF) dénonce les « abattoirs où s’entassent les cadavres de petits d’hommes ». Jean-Marie Daillet (UDF), qui dira plus tard ignorer le passé de déportée de Simone Veil, évoque même le spectre des embryons « jetés au four crématoire ». Le baptême du feu est rude, mais pendant les débats, Simone Veil s’impose comme une femme politique de conviction : Le Nouvel Observateur en fait la « révélation de l’année ».



Présidente du Parlement européen

Simone Veil passe cinq ans au ministère de la santé, un poste qu’elle retrouvera de 1993 à 1995 dans le gouvernement d’Edouard Balladur. Elle est alors au zénith de sa popularité : en 1977, lorsqu’Antoine Veil se présente sous les couleurs du RPR aux élections municipales, à Paris, les électeurs ne cessent de lui demander s’il est le « mari de Simone Veil ». « Non, répond-il dans un sourire, c’est Simone Veil qui est ma femme… » Les collaborateurs de Simone Veil décrivent volontiers une femme exigeante, qui s’emporte facilement et supporte mal la médiocrité. Dans ses Mémoires, Roger Chinaud, qui l’a vu un jour tempêter contre son directeur de cabinet, affirme que dans ce domaine, il ne lui connaît qu’un seul rival, Philippe Séguin.

En 1979, Valéry Giscard d’Estaing, qui aime les symboles, décide de faire de Simone Veil, qui vient d’être élue députée européenne, la présidente du premier Parlement européen élu au suffrage universel. « Qu’une ancienne déportée accède à la présidence du nouveau Parlement de Strasbourg lui paraissait de bon augure pour l’avenir », écrit-elle. Jacques Delors se souvient de l’élan de ces années-là. « Le Parlement européen faisait ses premiers pas, tout était neuf, tout était à inventer. Nous vivions dans les balbutiements d’une Europe enthousiaste mais Simone Veil a fait preuve, pendant sa présidence, d’une qualité rare : le discernement. Dès son discours d’intronisation, elle a souligné les difficultés de la construction européenne. »

Dans les années 1990, Simone Veil s’éloigne du monde politique pour se consacrer au Conseil constitutionnel. A la fin des années 2000, elle se retire peu à peu de la vie publique : en 2007, elle quitte le Conseil constitutionnel, puis, quelques semaines plus tard, la présidence de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Son mari et sa sœur sont décédés, elle vit au pays des souvenirs – celui de ses proches, bien sûr, mais aussi celui des morts de la Shoah. « Je sais que nous n’en aurons jamais fini avec eux, écrivait-elle. Ils nous accompagnent où que nous allions, formant une immense chaîne qui les relie à nous autres, les rescapés. »